Où en est la Deeptech en France ?

Où en est la Deeptech en France à l’heure actuelle ? Comment se maintient-elle ? On vous explique tout sur l’émergence de la Deeptech.

Maureen Damman

Rédactrice web

28/12/2022

3 minutes


Cela fait près de 20 ans que les écosystèmes Tech Français et Européen ont commencé à se structurer. Depuis, nous sommes passés de petites sociétés technologiques locales qui éprouvaient bien des difficultés à se développer en dehors de la France à l’émergence de sociétés leaders de leurs secteurs et aux ambitions mondiales. 

Cela s’est traduit par la structuration de filières complètes et par la création d’emplois hautement qualifiés… Ces dernières années, tous les jours ou presque, la presse fait écho de ce bouillonnement, signe que cette industrie s’est installée durablement dans le paysage économique.

Définition et transformation du monde, Myriad consulting vous explique tout sur la deeptech en France. 

La “deeptech, qu’est-ce que c’est ?”

“ Deeptech est un mot que l’on n’a pas fini d’entendre ”, affirme Paul-François Fournier, directeur exécutif de la direction Innovation de Bpifrance, dans son introduction du guide Génération Deeptech

Définition

Le mot deeptech, traduit par “technologie profonde” est un terme qui désigne les startups qui proposent des produits ou des services sur la base d’innovations de rupture. 

Ces entreprises cherchent avant tout à trouver une solution aux grands défis du XXIe siècle : une nouvelle technique pour lutter contre le cancer ou contre le changement climatique, par exemple, ou une banque qui lutte contre le réchauffement climatique. 

💡 Bon à savoir

Afin de faire de la France un leader mondial de la deeptech, Bpifrance est, depuis 2019, l’opérateur du Plan Deeptech qui vise à doubler le nombre de startups issues de la recherche à l’horizon 2023.

Contexte d’émergence de la DeepTech

Il y a 20 ans, certains freins majeurs ralentissaient le développement de cette industrie, comme le manque de filières, de soutien et d’accompagnement. Aujourd’hui, on ne peut pas dire que ce soit toujours le cas, car les structures type incubateurs ou accélérateurs de startups foisonnent. À cela s’ajoutent des chaînes de financement, des pépites de la French Techs, un grand dynamisme global dans le milieu des acquéreurs français et internationaux… 

Alors certes, on peut toujours mieux faire, mais le tissu d’entreprises s’est considérablement renforcé. 

La (vraie) tech dans tout ça, elle dit quoi ?

Quand on détaille la typologie des 27 licornes françaises actuelles, 24 d’entre elles sont “digitales” : elles répondent à des besoins “de consommation” en prenant appui sur le numérique pour vendre un produit/service meilleur que ce qui était proposé auparavant. 

Commerces, banques, jeux vidéos, transports, médias sont les principaux secteurs concernés.

Les 4 licornes labellisées Deeptech

Seules 4 licornes pourraient être labellisées “Deeptech” sont : 

  •  Dataiku, une plateforme de data science qui se démarque historiquement par son aspect très intégré. Cela la met aussi bien à la portée des data s.cientists confirmés que débutants. 
  • Exotec, la seule entreprise au monde à savoir faire un robot se déplaçant librement en trois dimensions, avec la capacité de monter sur les racks.
  • Shift, automatise et optimise les décisions afin d'obtenir de meilleurs résultats pour tous. 
  • Talend, un éditeur de logiciel spécialisé dans l'intégration de données.

Si peu de deeptech du coup ? 

Dans un pays disposant d’une aussi forte culture scientifique que la France, il n’y a pourtant que 4 startups dans la deeptech. 

Alors que le potentiel de ces sociétés est considérable, pourquoi celles-ci semblent-elles avoir plus de mal à exister ? 

Elles souffrent d’encore plus de verrous que les sociétés “classiques”. 

Des verrous technologiques, mais pas seulement

La France se remet en questions. 

Alors certes, il y a des verrous financiers, juridiques et techniques que l’on connait plus ou moins : la France offre des salaires moins élevés à ses chercheurs et pose un cadre légal bien plus féroce qu’ailleurs, ce qui bloque certaines avancées. Mais les verrous culturels se lèvent aussi peu à peu. 

Les changements culturels 

Tout d’abord, nous notons une série de changements culturels majeurs : les Français parlent de mieux en mieux anglais. 

Au-delà de ça, le management français évoluent aussi : 

  • On y voit l’émergence d’équipes pluridisciplinaires et complémentaires, dotées de qualités techniques et business, qui ont une compréhension globale des enjeux de la startup. 
  • La complémentarité de ces profils et leur capacité à bien communiquer seront des ingrédients centraux du succès des sociétés. La communication interne est désormais une fondamentale des “soft skills”. 
  • Des générations sensibles aux enjeux sociétaux : une jeune génération d’entrepreneurs qui sont au fait des grands sujets sociétaux et environnementaux, pour qui le projet entrepreneurial ne saurait être dissocié de ces problématiques. 

L’écosystème French Deeptech épaulée par l’Europe

Ensuite, force est de constater que l’écosystème de la “French Deeptech” se structure autour d’initiatives françaises et européennes. 

Le soutien de la sphère publique

Tout d’abord, il y a un soutien massif de la sphère publique. Voici quelques organismes : 

  • SATT, 
  • BPI France, 
  • France 2030, 
  • European Innovation Council, 
  • BEI/FE I… 

Le soutien privé 

Les structures d’accompagnement privées telles que de grands cabinets de conseils existent également. Ce sont : 

  • Le Boston Consulting Group, 
  • Hello Tomorrow, 
  • des startups studios comme Entrepreneur First 

Bref, ce sont autant d’initiatives françaises et européennes qui visent à identifier, développer et faire grandir les technologies de ruptures.

Le regain des industriels 

Enfin, il faut également noter un regain d’intérêt des grands industriels pour les startups Deeptech. 

D’après une étude menée par le BCG et la banque Natixis, 90 % des entreprises européennes interrogées déclarent avoir d’ores-et-déjà investi dans ces innovations de rupture. Cela se matérialise notamment par une augmentation de la commande, par des acquisitions et par la mise en place de fonds de Corporate Venture.

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Liens utiles 

« En 2022, l’écosystème Deeptech français a montré sa résilience », Paul-François Fournier


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